Eric Tolone - Lettrist Prayer


Snow in Water Records sort le premier album d'Eric Tolone, un lettriste qui a développé une théorie et une pratique d'un art profondément spirituel.

Pour Eric Tolone, la matrice cosmique n'est pas de l'ordre du perçu - c'est une matrice qui engendre la succession des univers. On considère que cette matrice de tous les mondes possède trois qualités nouménales dénommées en sanskrit : tamas (inertie, paresse), rajas (action passionnelle), satva (équilibre, élévation, transparence).
On peut appliquer ces trois catégories à l'art, et notamment à la musique. Une musique oppressante est tamasique, une musique excitante et passionnelle est rajasique, une musique sereine et qui élève l'âme est satvique.
Cette manière de voir l'art transcende les catégories d'art sacré et d'art profane. Ce n'est pas parce qu'une musique est estampillée "art sacré" qu'elle élève l'âme. Il y a, par exemple, des illustrations sonores de la crucifixion du Christ qui sont lourdes et angoissées, ou des ragas hindous qui expriment l'affrontement des passions. 

Dans le monde moderne, l'homme a besoin de s'élever au-dessus des contingences et des problèmes du quotidien. En cela, l'art satvique est une réponse.
Toute forme d'activité pouvant être dédiée au spirituel, on sort des schémas de l'artiste original, de l'artiste témoin de notre temps, ou encore de l'artiste possesseur de talents. La question est : au service de quoi l'artiste met-il son talent ? Est-ce qu'on renforce la beauté et la spiritualisation du monde ? Ou fait-on le contraire ? En le mettant au service de l'art satvique, l'artiste remplit une fonction morale et aide l'humanité à s'élever.






Snow in Water Records released the first album of Eric Tolone, a french lettrist who developed a theory and practice of a deeply spiritual art.


For Eric Tolone, the cosmic matrix is ​​not of the order of the perceived - it is a matrix that generates the succession of universes. This matrix of all worlds is considered to have three noumenal qualities called in Sanskrit: tamas (inertia, laziness), rajas (passion action), satva (balance, elevation, transparency). These three categories can be applied to art, especially music. An oppressive music is tamasic, an exciting and passionate music is rajasic, a serene and soulful music is satvic. This way of seeing art transcends the categories of sacred art and secular art. It is not because a music is stamped "sacred art" that it raises the soul. There are, for example, sonorous illustrations of the crucifixion of Christ that are heavy and anguished, or Hindu ragas that express the clash of passions. 
In the modern world, man needs to rise above the problems of everyday life. In this, satvic art is an answer. Any form of activity that can be dedicated to the spiritual, we go out schemas of the original artist, the artist witness of our time, or the artist possessor of talents. The question is: in what service does the artist put his talent? Do we strengthen the beauty and spiritualization of the world? Or do we do the opposite? By putting him at the service of satvic art, the artist fulfills a moral function and helps humanity to rise.






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